Composants Majeurs de
la Stratégie Nationale e-Maroc 2010 Version arabe
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Cette note de synthèse présente les grandes lignes de la stratégie e-Maroc 2010, dont l’élaboration s’est basée sur la multitude des études nationales tant sectorielles que transversales relatives aux TIC, ainsi que sur un fond documentaire restituant les recommandations et les expériences internationales. Son contenu a été débattu au sein du comité stratégique des technologies de l’information où sont représentés à la fois les secteurs public et privé.
La société de l’information constitue aujourd’hui un élément incontournable à la fois pour la cohésion sociale et pour la croissance de l’économie marocaine.
Administration
accessible au Citoyen, Entreprise plus performante, et Croissance
économique sont
…
En effet, et grâce aux
Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), la relation du
citoyen marocain avec l’administration peut rapidement évoluer : la réforme
du service public ne devra plus signifier uniquement la simplification des
procédures administratives, mais leur mise en ligne abolissant ainsi toute
contrainte de déplacement et d’attente. L’État est alors plus accessible, et ses
décisions plus transparentes.
Par ailleurs, les TIC peuvent accroître la compétitivité des entreprises marocaines par une meilleure circulation de l'information, une meilleure organisation, ainsi que par l’émergence de nouveaux marchés et de nouveaux débouchés aux exportations.
Enfin, la fluidification des échanges et la baisse des coûts afférents aux transactions constituent les fondements de nouveaux marchés de services où l’information est à la fois matière première et produit fini. Délocalisations, Externalisations, et Téléservices sont les composantes majeures d’une industrie TIC performante créatrice de richesses et d’emplois.
Malgré tous les efforts consentis et les dernières avancées enregistrées[1], les chiffres qui étayent les différents rapports nationaux et/ou internationaux sur l’état des TIC dans le royaume sont sans appel. Ainsi, le classement NRI[2] 2004 met le Maroc à la 52ème position derrière des pays tels que la Turquie, la Tunisie ou encore la Jordanie.
Il y a également de clairs indices d’un clivage social : les ménages à revenu élevé ont une propension plus grande à se connecter à Internet que ceux à bas revenu. Cette tendance est aussi plus forte dans les zones urbaines que dans les zones rurales.
De nombreuses causes empêchent encore notre pays de profiter des leviers des TIC : infrastructures de télécommunications non généralisées, coût de l'accès à Internet, cadre légal et réglementaire peu adapté, insuffisances des systèmes d’éduction et de formation, contenu numérisé à la fois insuffisant et peu adapté, appui financier intermittent, et faible dynamisme du secteur privé.
… les
principaux objectifs de la stratégie de développement de
l’économie du savoir au
Maroc.
Les constats généraux découlant de
l’analyse des enjeux soulevés par la Société de l’Information sont relativement
semblables dans tous les pays.
En conséquent, la stratégie proposée puise abondamment à même des expériences déjà éprouvées tout en tenant compte des spécificités économiques, culturelles et géostratégiques de notre pays, et en se basant sur un partenariat public/privé dynamique et concerté.
Ayant comme ligne directrice « le développement de l’Economie du Savoir au Maroc», la présente stratégie s’articule autour de deux objectifs majeurs fortement liés: Réduire la fracture numérique et Positionner le Maroc à l’échelle internationale.
Objectifs
de la stratégie nationale e-Maroc 2010 :
…
Si le potentiel est énorme, force
est de constater que l’accès à la Société de l’Information reste inégal. C’est
pour éviter une société numérique à deux vitesses, qu’il faut développer un
contenu marocain utile et pertinent tout en assurant la disponibilité la plus
large d'infrastructures au meilleur prix. Par ailleurs, les bénéfices de la
Société de l’Information seront d’autant plus grands que l’accès à l’information
sera facile et peu coûteux et que la formation aux TIC sera plus développée.
L’objectif majeur est de faire émerger une administration de proximité numérique, à l’écoute des entreprises et des citoyens, facilitant les démarches administratives et permettant des gains de temps et de productivité.
…
l’accélération de la mise en ligne des services administratifs, le
développement du e-commerce,
…
Malgré les résultats notables
enregistrés par les différents projets e-Gouvernement dans la mise à disposition
des contenus numériques, le Maroc accuse encore un retard important. Des mesures
énergiques sont donc à entreprendre :
Ø Accélération des réalisations des différents projets e-Gouvernement et e-commerce; l’objectif étant, d’ici 2010, de généraliser les services en ligne, de dématérialiser la totalité des formulaires, de mettre en place la grande majorité de portails et d’intranets administratifs, de numériser le patrimoine informationnel de l’Etat et de généraliser l’utilisation d’une carte digitale multi-fonctions unifiée.
Ø Mutualisation des ressources informationnelles des administrations, via notamment le déploiement d’une plate-forme de type GateWay reliant les différents ministères
Ø Accompagnement de la libéralisation du secteur de l’audio-visuel à travers le développement de contenus (éducatif, social, linguistique, etc.).
Si le Maroc possède une infrastructure de télécommunications relativement moderne, elle reste néanmoins non accessible à toutes ses régions. D’autre part le taux d’équipement informatique est toujours faible et chez les ménages en raison des prix élevés, et dans les entreprises en majorité non encore sensibilisées à l’importance des TIC.
…la
généralisation de l’équipement des ménages et des entreprises,
…
Les leviers
d’action identifiés par la stratégie nationale e-Maroc 2010 sont : la
généralisation de la couverture Télécoms, la sécurisation et la mutualisation
des infrastructures et enfin la mise en œuvre de mesures incitatives pour
l’acquisition des équipements.
Plusieurs plans d’action sont ainsi proposés, ils concernent notamment:
Ø Le renforcement de l’infrastructure télécoms, par l’utilisation des technologies de nouvelle génération (WIFI, WIMAX, CPL : courants porteurs en ligne, etc.), ainsi que la couverture en Haut Débit par satellite de l’ensemble du territoire et le déploiement de la technologie satellite, en particulier dans les régions enclavées.
Ø La mise en place de mesures financières et fiscales incitatives pour la réduction des coûts d’équipement et l'accès à des crédits appropriés en faveur de l’Entreprise et du Citoyen.
Le problème de l'accès aux services de base d’Internet, et en particulier des catégories de la population les plus défavorisées, doit être réglé, via la multiplication des Points d'Accès à Internet.
… la
couverture généralisée et diversifiée en Point d’Accès à
Internet,
…
Publics ou privés, ces points
d’accès ont un rôle de fournisseurs de téléservices et de vecteur de
sensibilisation et d'initiation à Internet et aux TIC. Ils peuvent être déployés
sous plusieurs formes : bornes interactives (dans les bureaux de postes, les
administrations, les chambre de commerce et d’industrie, les téléboutiques),
"mobiles" spécifiques et adaptés aux zones isolées, espaces publics
numériques ou Cybercafés labellisés.
Par ailleurs, des initiatives à caractère économique et social devront être entreprises, notamment :
Ø L’engagement d’une politique résolue de réduction des coûts de connexion et de solutions packagées pour les différents usagers par le biais d’un partenariat public/privé.
Ø La mise en place des info-médiaires : solution spécifique destinée à élargir les bénéfices des services TIC aux personnes non alphabétisées ou souffrant de la fracture numérique. Les info-médiares auront comme mission d’assister et d’accompagner ces personnes à l’utilisation et à l’accès aux services et aux informations fournies sur le net.
Ø La bancarisation de la population dans le but de faciliter les abonnements aux services d’Internet.
Accorder la priorité à l’acquisition et au développement des compétences TIC représente l’un des investissements les plus déterminants pour la préparation de l’avenir de notre pays.
…
l’équipement en salles multimédias connectées des écoles, des
collèges, et des lycées,
…
Au coeur de cette priorité se
trouvent les différents établissements d’enseignement public, où, et malgré les
efforts indéniables consentis, le niveau d’équipement informatique reste encore
très faible.
Le programme de généralisation, d’ici fin 2007, des équipements informatiques multi-médias et des connexions Internet aux écoles, collèges et lycées devra aider les systèmes d’éducation et de formation à intégrer les TIC aussi bien dans les conceptions d’apprentissage que dans les pratiques d’enseignement.
D’autres actions sont planifiées : mesures incitatives et accompagnement pour les enseignants, les élèves et les étudiants, mise en place d’un Intranet maillé pour le primaire et le secondaire, déploiement de solutions, entre autres de type WIFI, au profit des écoles isolées et des campus, développement de contenus éducatifs gratuits, démarrage du Campus Virtuel Marocain et généralisation du projet de télévision interactive.
Par ailleurs, le marché de l’emploi évolue rapidement et tout particulièrement dans les domaines liés aux TIC. Il s’agit d’un secteur hautement stratégique, autant pour le développement économique que pour la création d’emplois directs et indirects. Dans ces champs d’activité, les pénuries de personnel qualifié exigent que des mesures énergiques soient prises rapidement pour combler les besoins.
…
l’augmentation du nombre de spécialistes en TIC formés
chaque année,
…
L’augmentation de la capacité de
l’offre publique en matière de formation initiale aux métiers des TIC, conjuguée
aux efforts de reconversion des diplômés en recherche d’emploi et au
développement de l'enseignement privé, pourra répondre aux besoins en
compétences capables de travailler dans un contexte de plurilinguisme.
Toutefois, il sera nécessaire de recenser et planifier ces besoins pour les 5
années à venir.
Enfin, la problématique d’une formation continue TIC pertinente et toujours réactualisée, peut être résolue par la mise en oeuvre d’un programme ambitieux de formation généralisée pour tous les fonctionnaires et l’exécution d'une stratégie sectorielle "TIC et formation continue". Cette dernière devra mettre à contribution l’OFPPT, les partenariats avec des universités et des écoles d'ingénieurs, les centres privés de formation sans oublier le concours des entreprises nationales et internationales
On peut soutenir aujourd’hui, que c’est dans les TIC, et les domaines d’activités qui leur sont reliés, que se concentrent la majorité des investissements productifs, des échanges de services et des opportunités pour l’emploi.
…et la
Contribution à hauteur de 10% dans le PIB à l’horizon
2010.
La création d’une véritable
industrie des TIC productive et compétitive, conjuguée à l’identification et le
renforcement de niches à forte Valeur ajoutée, devra permettre au Maroc
d’accélérer son positionnement à l’échelle internationale. La croissance de
l’économie et le développement de l’emploi seront par conséquent assurés pour
peu que les dispositions appropriées soient prises pour mettre en valeur les
potentialités humaines et économiques de notre pays dans ce domaine.
Notre ambition est de rehausser de manière significative la part des TIC dans le PIB et de concrétiser toutes les opportunités créatrices d’emplois directs et indirects dans ce domaine (environ 150 000 emplois en 2013).
Le défi à relever est de développer davantage l’industrie des TIC, que ce soit pour la production de biens (matériels, logiciels, etc.), ou celle des services (informatiques et réseautiques). C’est un secteur industriel émergent en pleine structuration et pouvant ouvrir de grandes perspectives d’exportation et d’auto-emploi.
Trois
facteurs clés: accompagnement des Entreprises TIC, aménagement et
encouragement de
l’innovation.
S’il est vrai que plusieurs chefs
de file de cette industrie occupent des positions de premier plan dans des
créneaux majeurs (monétiques et cartes à puces), de nombreux problèmes
financiers, structurels et commerciaux entravent le développement et la
pérennité des entreprises TIC.
Plusieurs actions concrètes sont proposées, elles concernent en priorité :
Ø La mise en oeuvre d'une politique publique d'aide au secteur, via un dispositif financier de partage de risque pour le soutien à l’innovation et à la création de valeur ajoutée et d’accompagnement des entreprises depuis leur création jusqu’à la phase d’exploitation sous forme notamment d’accès à des fonds de garantie, d’incitations fiscales à l'investissement et à la création d'emplois TIC, de fonds d'amorçage et de capital-risque. Ainsi, la mise en place d’un fond de garantie pour à la création de champions nationaux est fondamentale pour soutenir la compétitivité du secteur.
Ø L’adoption et l’application de mesures d’accompagnement des entreprises TIC dans leur démarche d’exportation vers les marchés internationaux jugés potentiellement intéressants en matière de retombées économiques pour le Maroc. Ainsi, La mise en œuvre d’un fond de co-financement spécialisé PME/PMI TIC, est primordiale d’autant plus que dans un grand nombre de cas, la petite taille des entreprises TIC limite les ressources qu’elles peuvent consacrer à leurs activités de commercialisation. Cet état de fait impose un frein considérable à la croissance du secteur surtout qu’il s’agit de produits difficilement rentabilisables sur le seul marché marocain. Par ailleurs, l’augmentation de la part des sociétés marocaines dans le marché local, devra nécessairement passer par la stimulation du secteur sur le marché intérieur et le déploiement accéléré de l’administration électronique
Ø La mise en place des lieux dédiés, en particulier à travers le lancement d’une technopole de niveau international, la planification de lancement de techno-parcs régionaux et la mise en place, à plus petite échelle, de zones d'accueil Intelligentes pouvant jouer le rôle de pépinières généralistes
Ø Le financement des nouveaux incubateurs et des projets R&D concernant des technologies porteuses, en partenariat avec les universités, les écoles d'ingénieurs, l'OFPPT et les grands groupes nationaux
Se positionner dans le marché mondial des télé-services, développer les exportations TIC et encourager les délocalisations et les différentes formes de sous-traitance pour les entreprises étrangères sont les objectifs majeurs visés par cet axe.
De
nombreuses niches à fort potentiel : centres d’appel,
off-shoring et
délocalisations.
Plusieurs constats méritent d’être
relevés.
Tout d’abord au niveau du marché des Centres d’appel, où le chiffre d’affaires du Maroc (85 Millions d’euros en 2004) est plus important que celui de la Tunisie, la Roumanie, le Sénégal et l'Ile Maurice réunis. Cet état de fait a eu un impact très positif sur l’emploi (7200 postes créés en 2004), malgré que l’essentiel de l’activité des centres d’appel soit essentiellement orienté vers la France et l’Espagne.
D’autre part, l’off-shoring est identifié comme une niche à très haute valeur ajoutée pour le Maroc, que ce soit les activités de développements informatiques confiées à des sociétés marocaines ou délocalisées (offshore programming), ou bien l’infogérance, consistant à sous-traiter l'exploitation des systèmes d'information « métier » d’entreprises, à un prestataire spécialisé local. De nombreux secteurs ont été précisés comme offrant un marché potentiel important pour les activités d’off-shoring, notamment la banque, les assurances, et les contenus multimédias.
Chiffre
d’affaire potentiel du marché marocain des TIC : plus de
2 milliards $ à l’horizon
2010.
A cet effet, de nombreuses
entreprises de calibre mondial spécialisées dans les TIC et un vivier de PME
étrangères très dynamiques dans ce domaine, ont d’ores et déjà délocalisé leurs
activités au Maroc.
Le support institutionnel aux investissements TIC est primordial pour transformer les opportunités de croissance ainsi offertes en réalisations concrètes. Il se traduit par l’application de mesures incitatives fiscales et financières et la simplification des procédures administratives et le parrainage des initiatives renforçant l’Outsourcing (Formations linguistiques notamment en civilisation anglophone, formations orientées métiers pour les télé-opérateurs, adoption et réglementation des technologies moins coûteuses, etc.).
Les plans d’actions proposés par la stratégie visent le développement de nouvelles activités d'off-shoring de services, par l’exécution d’un programme de qualification de Personnel Spécialisé en Télé-services et la dynamisation du marché de la délocalisation, via l’engagement d’une véritable politique de marketing territorial en faveur de l'image du Maroc et le renforcement des pôles de compétitivité (technopoles, techno-parcs, grappes) dans les secteurs de haute technologie.
Leviers de
la stratégie : …
Il s’agit de décrire ici, le cadre
réglementaire, le dispositif de pilotage et les voies possibles de financement
des programmes planifiés recommandés pour le déploiement de la stratégie.
Pour atteindre les objectifs tracés par la stratégie e-Maroc 2010, il est impératif d’éliminer les derniers obstacles législatifs et réglementaires pouvant ralentir le développement de l’économie du savoir au Maroc. Ainsi, le parachèvement du cadre réglementaire lié à la concurrence sur le marché des télécoms, aux échanges et à la confiance électronique est primordial autant pour le développement des activités de délocalisation que pour la création de l’organe de certification électronique et le lancement des places de marchés électroniques. De plus, l’instauration de mesures réglementaires pour la protection de la propriété intellectuelle des TIC, constitue un support incontournable pour une industrie TIC innovante et exportatrice.
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La grande dispersion des centres de décisions entre les différents acteurs publics et privés et le déficit ressenti au niveau de la communication des indicateurs reconnus mesurant l’état des TIC au Maroc, constituent un frein au développement d’une approche coordonnée de la Société de l’Information.
Il est donc très urgent de mettre en place un dispositif de pilotage performant pour assurer la rationalisation et la cohérence des différents efforts et dont les missions majeures sont :
Ø
…, un
dispositif de pilotage s’appuyant sur des outils de mesure de
performance,
…
Le renforcement et la coordination
de la présence du Maroc dans les instances internationales relatives aux
TIC.
Ø Le Suivi et le pilotage des accords de coopération et des programmes internationaux.
Ø La mise en place d’une véritable gestion de projet pour la réalisation de la stratégie, notamment la rationalisation de la programmation financière.
De plus, et comme l’économie du savoir se trouve au cœur du développement de notre pays, son état doit être constamment évalué et communiqué. A cet effet, l’Observatoire National des Technologies de l’Information et de la Communication (ONTIC) va jouer le rôle d’outil fédérateur pour la mesure et la publication régulières des informations relatives à l’évolution du Maroc dans les TIC.
La mise en place d’un tel observatoire aura comme résultat à court terme, le réajustement à la hausse de la position du Maroc dans les classements TIC des instances internationales, et par conséquent, l’accroissement des investissements étrangers.
…, un
soutien financier continu et
rationalisé.
La mise en œuvre des plans
d’action de la présente stratégie, nécessite une importante mobilisation
financière dans le futur, mettant à contribution le Budget de l’État réajusté,
celui des collectivités locales, le Fonds Hassan II du développement économique
et social, les fonds spéciaux (Fond Universel, FRF, FOMAN, etc.), les
Partenariats Public/Privé et la Coopération internationale notamment les
institutions ayant réservé des budgets spécifiques pour le secteur des TIC (BID,
BAD, BEI, BM, etc.).
Tout d’abord, une évaluation détaillée des financements déjà engagés ou planifiés par les acteurs publics, devra être lancée dans les meilleurs délais, ainsi que l’étude des opportunités de mise en place de fonds thématiques dédiés.
En parallèle, l’objectif visé est d’aboutir à un montage financier rationalisé et équilibré utilisant de multiples sources, et qui devra être réactualisé régulièrement selon l’état d’avancement des projets, l’apparition de nouvelles opportunités ou les modifications des priorités.
La plupart des propositions présentées dans les développements qui précèdent confient à l'Etat un rôle moteur dans l'avancée de la société de l'information et la mobilisation nationale au profit d’une politique TIC volontariste.
Soutien,
implication, impulsion et régulation résument le rôle de
l’Etat
Ces efforts devront être
basés sur une prise de conscience générale du fait que la Société de
l’Information va structurer le Maroc de demain, comme le font aujourd’hui, les
grands équipements. Dans ce cadre, l’Etat doit veiller à :
Ø assurer et garantir une concurrence saine ;
Ø sensibiliser les Citoyens et les Entreprises à l'utilisation des TIC ;
Ø systématiser la mise en réseau des différents secteurs de l’Administration ;
Ø développer et promouvoir les réseaux d’information spécifiques ;
Ø accélérer la mise en place de l’environnement propice au développement d’une industrie TIC nationale performante ;
Ø maintenir une mobilisation concertée du partenariat public/privé ;
Ø lancer des projets ambitieux et de grande envergure.
Feuille Route générale de la Stratégie Nationale e-Maroc 2010

Feuille Route générale de la la
Stratégie Nationale e-Maroc 2010
[1] «Objectif M@ROC, Composants Majeurs de la Stratégie Nationale e-Maroc 2010 : Présentation détaillée » Ministère des Affaires Economiques et Générales, 4, Février 2005.
[2] Networked Readiness Index, " degré de préparation d'une nation ou d'une communauté à participer et à bénéficier des développements des TIC "